La nuit n'a pas été très bonne pour moi (Paule), je crois que j'appréhendais un peu la montée, et surtout la descente du volcan Cotopaxi. C'est la première fois que je vais faire un trek depuis mon accident, il y a plus d'un an...
Le tour organisé est arrivé à l'heure, donc on prend la route vers 7h. On est finalement 11 personnes de différentes nationalités dans le groupe. Le guide est super gentil, il parle un bon anglais et est facile à comprendre, il nous donne aussi beaucoup d'information concernant le pays et le Cotopaxi.
Le volcan Cotopaxi est à environ 50 kilomètres de Quito. Il s'élève à 5897 mètres et est le 2ieme sommet de l'Equateur. C'est le plus haut volcan encore en activité du pays. L'ascension du volcan a été réouverte seulement en 2017 suite à l'éruption de 2015. Par temps clair, il ressemble un peu au mont fudji au Japon, par contre on est pas chanceux côté temps, c'est brumeux et nuageux, mais tout peut changer très vite ici.
On s'arrête pour déjeuner et on peut faire connaissance avec les autres passagers, dont un Italien, une Allemande et une Australienne. On arrive au parc national du Cotopaxi vers 10h, mais le temps de monter jusqu'à notre point de départ qui est à 4500 mètres, il est rendu presque 11 heures, ça ziguezague sur une route de graviers et de boues.
Le temps n'est pas beaucoup mieux, mais il y a quelques petites éclaircies qui nous permettent de voir un peu le glacier. C'est très impressionnant, alors je peux imaginer lorsqu'il fait beau, ce doit être extraordinaire. Dans la vallée du parc, on peut aussi voir 2 autres volcans, et une lagune, et même des chevaux sauvages.
On commence l'ascension dans le sentier le plus facile (on est déjà à 4500mètres d'altitude), celui en serpentin, une chance parce j'ai le souffle très court. Il y a une fille qui n'est pas montée et une autre qui a lâchée après une quinzaine de minutes car elle ne se sentait pas bien. Pierre a failli lâché un peu plus tard car il était étourdi, mais après quelques minutes il était mieux et on est reparti.
Le problème avec les groupes organisés c'est qu'on se sent toujours pressé puisqu'on n'est pas vite. En tous cas moi je peux pas aller plus vite que ça alors les autres nous attendent des fois.
C'est assez difficile pour se rendre jusqu'au refuge à cause de l'altitude. Je me disais que j'arrêterais au refuge (4860 mètres), surtout qu'il s'est mis à pleuvoir, mais finalement tout le monde continuait jusqu'au glacier, et mes genoux allaient bien, alors je me suis dis que j'essayais ! Ouf....
Il pleuvait, il grêlait et il neigeait mais de temps à autre une petite éclaircie ! c'était quand-même magique lorsqu'on voyait le glacier.
La dernière portion était vraiment vraiment difficile , je me demandais ce que je faisais là , mais arrivé au glacier, j'ai fondu en larmes, tellement j'étais contente de l'avoir fait et j'étais fière de moi !
Quelques photos et c'est reparti pour la descente, mais avec mes bâtons je me sens en contrôle, je peux mieux gérer mes genoux . On a de belles vues sur la magnifique vallée.
De retour au refuge, on est complètement trempé mais heureux. On prend enfin une pause de 10 minutes et c'est reparti pour la descente jusqu'au bus. Je suis complètement crevée mais WOW, toute une expérience. Pierre a aussi adoré et trouvé ça presqu'aussi difficile que moi !
On reprend le bus pour la partie de la route qui est atroce et on s'arrête pour ceux qui veulent descendre le reste en vélo de montagne. Moi je passe mon tour, mais Pierre décide de le faire, il est pas " tuable" 😁.
Je suis bien contente de ne pas être allé à vélo parce que Pierre a trouvé ça un peu sans intérêt, tout en se faisant un peu trop brasser le popotin!
On s'arrête enfin pour dîner à la même place que le déjeuner, il est rendu 3h45. On a tout avaler en un temps record.
De retour à l'hôtel, ce sera mollo ce soir, on soupe ici bien au chaud !





Profitez des beaux moments comme ceux la. D'autres belles aventures. Me
RépondreEffacerrci pour le blog.